Olivier dans le jardin : engrais, taille, arrosage, le calendrier 2026

Un olivier mal taillé peut produire moins d’olives, voire dépérir en quelques saisons. L’excès d’engrais freine la croissance et favorise les maladies, alors qu’une carence retarde la fructification. Même un arrosage irréprochable se révèle inutile si le calendrier d’entretien n’est pas respecté.

Les erreurs d’entretien s’accumulent vite : taille trop précoce, fertilisation au mauvais moment, négligence en hiver. Pourtant, des gestes simples, planifiés tout au long de l’année, suffisent à préserver la vigueur d’un olivier et à garantir une récolte régulière.

Olivier en pleine forme : comprendre ses besoins pour mieux l’accompagner toute l’année

Qu’il s’épanouisse en pleine terre ou s’adapte à la vie en pot, l’olivier réclame une vigilance attentive sur l’apport des bons éléments minéraux. Pour un jeune olivier, tout démarre par un sol vivant et généreux en azote : c’est le carburant du feuillage et des nouvelles pousses. Une fois la mise à fruit enclenchée, l’arbre adulte va réclamer davantage de potassium pour soutenir la floraison, puis la formation de ses olives. Phosphore, de son côté, intervient en sous-main pour renforcer l’enracinement et la qualité des fruits.

Observez bien le feuillage : si vous repérez des feuilles jaunies aux nervures encore vertes, il s’agit d’une chlorose, souvent signe d’un manque de fer. Le magnésium reste tout aussi déterminant : sans lui, la photosynthèse tourne au ralenti, les feuilles pâlissent, la croissance marque le pas et la récolte s’en ressent.

Pour les oliviers en pot, fractionnez les apports avec un engrais liquide d’origine naturelle et veillez à un arrosage régulier. N’oubliez pas de rempoter tous les deux à trois ans, car le substrat s’appauvrit rapidement. En pleine terre, enrichissez le sol avec du compost mûr, un fumier bien décomposé ou un paillage : cela nourrit, structure et protège. À l’inverse, trop d’engrais, surtout en pot, brûle les racines et déséquilibre l’ensemble.

La vigilance doit aussi porter sur les ennemis estivaux : mouche de l’olivier, dalmaticose, cochenilles ou psylles guettent la moindre faiblesse. Un sol bien travaillé, enrichi et protégé, aide l’arbre à mieux résister au stress et réduit les attaques de ravageurs.

Femme âgée taillant des jeunes pousses d

Le calendrier malin 2026 : taille, arrosage, engrais et rempotage, mois par mois

Janvier à mars

Durant ces mois de repos, l’olivier demande peu : laissez l’engrais de côté, stoppez l’arrosage sauf si l’hiver s’annonce inhabituellement sec, surtout pour un olivier en pot. Dès la fin février, procédez à la taille des rameaux ayant porté des fruits et aérez la ramure pour soutenir la future floraison. En pleine terre, pensez à installer un paillage simple pour préserver les racines des dernières morsures de gel.

Avril à juin

La reprise de la végétation marque le moment du premier apport d’engrais équilibré NPK. Utilisez du compost mûr ou du fumier bien décomposé, à mélanger en surface. Pour les oliviers en pot, c’est le bon créneau pour un rempotage avant la montée de sève. L’arrosage reprend progressivement si la météo reste sèche, mais évitez de détremper la terre. Gardez l’œil sur la couleur du feuillage et la vigueur des pousses, signes d’une éventuelle carence.

Juillet à septembre

Les fortes chaleurs imposent une seule priorité : protéger l’olivier du stress hydrique. Avant tout, paillez généreusement le pied pour limiter l’évaporation. Arrosez uniquement si la sécheresse s’installe plusieurs semaines. Inspectez régulièrement feuilles et fruits, car la mouche de l’olivier et la dalmaticose peuvent s’installer en douce. Pas d’engrais à ce stade : l’arbre concentre ses ressources sur la maturation des olives.

Octobre à décembre

Une fois la récolte terminée, offrez à l’olivier un apport d’engrais organique (compost ou fumier bien mûr) pour l’aider à reconstruire ses réserves. L’arrosage diminue, surtout en pleine terre. Pour les sujets en pot, réduisez aussi la fréquence et mettez-les à l’abri des averses excessives. Un léger nettoyage de la ramure, la suppression du bois mort et la mise en place d’un paillage d’hiver préparent l’arbre à affronter la mauvaise saison.

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